1 oct. 2007

Chanson pour les amants

Toute ressemblance , etc........................................................................

Monsieur est un salaud, mais un salaud gentil

Un salaud « comme il faut »


Se met dans de beaux draps, t`y jette à corps perdu

Et paume ta vertu dans un coin du matelas

T`offre un billet gratos pour une petite partie

De défaisage de lit et demain y`a un os…

Il avait d`jà quelqu`un il avait oublié

Et se fait pardonner en licencieux câlins

Puis fait l`coup du grand drame et s`envole recoller

Un peu des pots cassés par son amour des femmes


Moi j`aime les salauds qui me font des excuses

Presque avant d`faire mumuse


Monsieur est un menteur, mais un menteur gentil

Un menteur au grand cœur


Te fait cent compliments qui te pansent l`égo

Même si c`est un peu gros, et pas très innocent

Te ment plus qu`un dentiste le mal aux dents en moins

Te persuade mine de rien d`un petit tour de piste

Même quand le p`tit matin pointe le bout du pied

Pinocchio et son nez, continuent l`baratin

Sous ton teint d`aspartam tu te sens femme fatale

Et si l`homme idéal était un homme à femmes ?


Moi j`aime les menteur qui me flattent un peu trop

Moi et tous mes kilos


Monsieur est un coureur, mais un coureur gentil

Un coureur sans rancœur


Te fait pas de promesses qu`il ne saurait tenir

Ne parle pas d`av`nir quand il s`agit de fesse

Te donne de sa personne et sans jamais compter

Quand c`est pour t`envoyer un peu de ses hormones

Te prépare un café pendant qu't'es sous la douche

T`embrasse sur la bouche devant la porte d`entrée

Sais ne pas oublier que la femme est humaine

Et quand chatte n`est plus reine, cervelle reste estimée.


Moi j`aime les coureurs quand ils me courent après

Puis m`invitent au ciné

25 sept. 2007

Entre-deux


Je suis des deux visages de Pierrot le triste
Des deux rivages la folie
Je suis le lâche suffrage de l'anarchiste
Le garage de l'insomnie

Je suis des deux visages de Pierrot le gai
Des deux rivages la raison
Je suis le vrai courage de savoir qu'il n'est
Pas d'ancrage dans la passion

Je suis la lente chute de l'âme en dérive
Je suis la lutte abandonnée
Je suis face au monde la fuite maladive
Des illusions enguenillées

Je suis la lente marche de l'âme en éveil
La conscience qui se déploie
Je suis face au monde la révolte qui sommeille
La garde qu'on ne baisse pas

Je suis l'alcoolique qui boit pour chaque nuit
Un silence étriqué peuplé
De toute la clique et leur claque d'insoumis
Politiquement déguisés

Je suis l'humaniste, le sage, l'amoureux
Aux rêves peuplés de lumière
Je suis la candeur de l'enfance dont les yeux
Voient la beauté de l'univers

Je suis le désert qu'engendre l'humanité
Par ses futilités arides
Sa basse servitude à la médiocrité
Sa violence vide ou avide

Je suis la fertilité de l'humanité
Verte prairie de l'espérance
Lorsque sans concession à sa conscience elle fait
Le don de son intelligence

Je suis le déchet qui s'extrait de ses entrailles
Un achèvement à cacher
De la femme fardée le verni qui s'écaille
Du chatoyant la fausseté

Je suis le grain précieux d'attentives semailles
Qui supplée la beauté du monde
Dans la banalité l'étonnant d'un détail
Le sourire de la Joconde

Je suis des deux visages de la lune l'ombre
Des deux voyages l'abandon
Je suis le sillage d'une plume qui sombre
Je suis dans la cage le lion

Je suis le clair des deux visages de la lune
Des deux voyages l'envolée
Je suis le sillage du rêveur dans les dunes
Je suis de la cage les clés



14 sept. 2007

Instantané


Mes yeux t`effleurent
D`un battement
Vibre mon coeur

12 sept. 2007