9 janv. 2010

Ton prénom


Parfois, entre deux battements, tu passes.
Parfois, de ton parfum je sens, la trace.

Et ton prénom haï, tabou, banni, et oublié
Se pose sur mes lèvres, encore.


Parfois, dans un éclat de rire, c’est toi
Parfois, certains pourraient mourir, de ça


Quand ton prénom haï, tabou, banni et oublié
Me noirci le regard, encore.


Parfois, tu te faufiles dans, un rêve
Parfois, j’en serre encore les dents, j’en crève


Quand ton prénom haï, tabou, banni et oublié
Me saute à la mémoire, encore.


Je n’ai, ni regrets, ni remords, ni mots
Rien qu’une cicatrice sous la peau


Où ton prénom haï, tabou, banni et oublié
Se planquera jusqu’à ma mort.

18 déc. 2009

Chanson d'hiver


A l’ombre des nuages bas
Au bruit tendre des pluies d’automne
Escortée du bruit de mes pas
Je me promène, je m’étonne

Voici l’hiver à l’horizon
L’onde s’endort en sa prison
Et moi je mets mon cœur en berne
C’est décidé, j’hiberne

Dans la tiédeur d’un édredon
Au murmure du radiateur
Je rêve en scrutant le plafond
Je ne sais rien de la fureur

Voici l’hiver qui prend son quart
Les tongs sommeillent au placard
Et moi je mets mon cœur en berne
C’est décidé, j’hiberne

Au souffle du chat qui somnole
Au craquement du feu de bois
Je prends la plume et mon envol
Oubliant la neige et le froid

Voici l’hiver qui prend son temps
L’écharpe est reine du roi gant
Et moi j'ai mis mon cœur en berne
Ça y’est c’est fait, j’hiberne

Au silence des matins givres
Dans l’odeur chaude du café
Craquent les pages de mon livre
Chante le voisin de pallier

Voici que l’hiver se fait long
L’onde frissonne en sa prison
Et moi je sens mon cœur fripon
Qui tourne, tourne, en rond

14 déc. 2009

Collaboration

Le texte "Les pieds" a été écrit en collaboration avec mon amie Marine!

23 sept. 2009

Aux parangons de la vertu


Salope, putain, traînée

Ainsi me nomment

Les vertueuses en société
Entre deux grâces


Dévotes aux langues sifflantes
Cœurs de gorgones

Bavez si cela vous chante

Grand bien vous fasse


Ma petite vertu m'ouvre de beaux espaces

Que la grande morale étrique ou cadenasse


Chaque Dimanche à la messe

Qu'apprenez-vous ?

Est-ce à discuter des fesses

Des autres femmes ?

Ou tous vos salamalecs

Vos gardes-fous

Cachent-ils les cœurs tout secs

De laides âmes ?


De la vertu j'en ai quoique les oies cancanent

Et ma morale athée se contrefout du blâme


Jalouses impénitentes

S'il faut pécher

Entre envieuse ou amante

J'ai fait mon choix


Mais prenez garde, hypocrites

A trop semer

De bâtons de dynamites

On tue parfois

Ma petite vertu ne donne pas sa voix
Aux assassins parés de morale ou de foi


Mon prétendu cul de forge

Si des mégères

En font de brûlantes gorges

Bien peu m'en chaut


Mais votre vilain jargon

Se change en pierres

En burqas, en excisions

Lorsqu'il prévaut


Vous, femmes misogynes, apprenez que vos chaînes

Vous les forgez vous-même au feu de votre haine.

.

4 sept. 2009

Faut pas s'enfer !

Nous serons nombreux en enfer

A nous marcher sur les petons

Pour des histoires mortifères

Ou des aventures de cons


Nous serons nombreux chez satan

A regretter nos adultères

Nos meurtres ou nos actes déviants

Sauf si après la mise en terre


Y ‘a plus rien

Que le goût des racines

Et des vers

Qui se frayent un chemin


Nous seront nombreux repentants

D’avoir eu la mauvaise foi

Yahvé juge des musulmans

Et pour les catholiques Allah


Nous seront nombreux chez le diable

A rôtir pour l’éternité

Châtiment de toutes nos fables

Ou de notre luxure avouée


Et pourtant

Nos âmes laides ou belles

Finiront

‘Elles jetées au vent?


Nous seront tous chez Lucifer

Si s’annulent les fois diverses

Ou si s’additionnent nos guerres

Avec la fonte des espèces


Nous seront nombreux invités

A la table de l’antéchrist

Que l’on m’enterre avec mon blé

Et deux tonnes de cannabis


Et peut-être

Que j’pourrai monnayer

Pour mourir

Simplement sous mon hêtre


Ou l’enfer

Nous verra rigoler

Entre amis

Pour quelques millénaires