20 juil. 2015
21 mars 2014
Les tristes weekends de mai des obsédés du boulot
Jeudi :
Trois-cents quatre-vingt mill(e) cinq-cents
secondes avant ma came
J’en ai la chair de poule, des sueurs
froides, la nausée
Je sens mes neurones s’affoler sous la peau
de mon crâne
Rien qu’à l’idée !
Vendredi :
Deux-cent vingt-et-un mill(e) trois-cent
secondes avant mon shoot
Mes mains sucrent les fraises, connexions
nerveuses en déroute
Sous mes ongles du sang, sur ma peau des
lignes de croûtes
J’deviens taré !
Samedi :
Cent quatre-vingt huit mill(e) cinq-cents
secondes avant mon fix
Planquée au fond d’mon pieu ca y’est ca
vient j’me sens crever
Qu’on m’oublie qu’on me laisse en paix avec
mon idée fixe
Encore planer !
Dimanche :
Quarante-six mill(e) huit cent cinquant(e) secondes
avant ma blanche
J’ai perdu trois kilos d’sueur, j’ai la
raison qui flanche
L’œil vitreux, la bouche baveuse je mate
vivement dimanche
J'veux y r'tourner !
25 févr. 2014
Sur un air de physique quantique
Je troposphère
La gravité me ferre
M'emprisonne à l'envers
Les quatre fers en l'air
Je troposphère
Si le plancher des vaches
Est un parquet blanlant
Peuplé des moutons vaches
Et de bouchers couverts de sang
Que puis-je y faire ?
Si la belle bleue pue
Des trop nombreux charniers
De tous nos rêves tus
Et de ceux qui ne sont pas nés
Que puis-je y faire ?
Je préfère flotter
Entre deux airs de jazz
Quelques rhums arrangés
Je préfère vivre entre deux phases
Je stratosphère
La gravité me ferre
M'emprisonne à l'envers
Les quatre fers en l'air
Je stratosphère
Que puis-je y faire ?
Si Dieu et ses fidèles
Se foutent, au fond, de paix
Si tant d'abrutis bêlent
Qu'on ne vit que pour acheter
Que puis-je y faire ?
Si ma peine ne fond
Pas avant quelques rhums
De voir le puit sans fond
De l'indifférence des Hommes
Que puis-je y faire ?
Je préfère larguer
Les amarres avant que
Les morceaux de beauté
Ne parviennent plus à mes yeux
Je mésosphère
La pesanteur m'altère
M'empoisonne à l’éther
Les sens noyés de bière
Je mésosphère
La gravité me ferre
M'emprisonne à l'envers
Les quatre fers en l'air
Je troposphère
Que puis-je y faire ?
Si le plancher des vaches
Est un parquet blanlant
Peuplé des moutons vaches
Et de bouchers couverts de sang
Que puis-je y faire ?
Si la belle bleue pue
Des trop nombreux charniers
De tous nos rêves tus
Et de ceux qui ne sont pas nés
Que puis-je y faire ?
Je préfère flotter
Entre deux airs de jazz
Quelques rhums arrangés
Je préfère vivre entre deux phases
Je stratosphère
La gravité me ferre
M'emprisonne à l'envers
Les quatre fers en l'air
Je stratosphère
Que puis-je y faire ?
Si Dieu et ses fidèles
Se foutent, au fond, de paix
Si tant d'abrutis bêlent
Qu'on ne vit que pour acheter
Que puis-je y faire ?
Si ma peine ne fond
Pas avant quelques rhums
De voir le puit sans fond
De l'indifférence des Hommes
Que puis-je y faire ?
Je préfère larguer
Les amarres avant que
Les morceaux de beauté
Ne parviennent plus à mes yeux
Je mésosphère
La pesanteur m'altère
M'empoisonne à l’éther
Les sens noyés de bière
Je mésosphère
14 févr. 2014
20 déc. 2013
Poème pour ma mère
Ce que tu m'as donné
Le soleil orangé se couchant sur la mer
Sa voile repliée et monsieur réverbère
Plantant son drapeau noir où s'est couché le jour
Ce que tu m'as donné
L'estran luisant aux pâles rayons de l'hiver
Les coquilles bruissantes et les morceaux de verre
Dont nous faisions des jeux, des rêves, des atours
Ce que tu m'as donné
Ta paume sur nos peaux piquetées de nos peurs
Tes mots dans des gâteaux, mots mués en saveurs
Et la table de sept que je ne sais pas bien
Ce que tu m'as donné
Les tables infernales sur la nappe cirée
Et le chant de ta voix, la soupe qui cuisait
Et ton chant qui disait je ne regrette rien
Ce que tu m'as donné
L'envie d'être au delà de ce que voient les yeux
Le goût de n'être pas du côté des envieux
L.indifférence aux jeux de pouvoir et d'argent
Ce que tu m'as donné
Ta tendresse en gâteaux, j'en fais des mots parfois
J'en fais de l'avenir, de l'ailleurs, des combats
Et j'y puise ma joie, ma droiture et mon cran.
Le soleil orangé se couchant sur la mer
Sa voile repliée et monsieur réverbère
Plantant son drapeau noir où s'est couché le jour
Ce que tu m'as donné
L'estran luisant aux pâles rayons de l'hiver
Les coquilles bruissantes et les morceaux de verre
Dont nous faisions des jeux, des rêves, des atours
Ce que tu m'as donné
Ta paume sur nos peaux piquetées de nos peurs
Tes mots dans des gâteaux, mots mués en saveurs
Et la table de sept que je ne sais pas bien
Ce que tu m'as donné
Les tables infernales sur la nappe cirée
Et le chant de ta voix, la soupe qui cuisait
Et ton chant qui disait je ne regrette rien
Ce que tu m'as donné
L'envie d'être au delà de ce que voient les yeux
Le goût de n'être pas du côté des envieux
L.indifférence aux jeux de pouvoir et d'argent
Ce que tu m'as donné
Ta tendresse en gâteaux, j'en fais des mots parfois
J'en fais de l'avenir, de l'ailleurs, des combats
Et j'y puise ma joie, ma droiture et mon cran.
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