26 août 2007

12 août 2007

Haïku

Larme déposée
Perle d'aurore irisée
Goutte de rosée

11 juil. 2007

Ton silence

Tu peux toujours prendre les armes
Affuter le mépris à ton indifférence
Tu peux toujours prendre mes larmes
Pour preuve de l`affront que te font mes souffrances

Tu peux m`embrocher par le taire
Aiguiser ton silence à coup de lâchetés
Tu peux à force de le faire
Déguiser ma tendresse en pointes acérées

Si tu veux une guerre, tu pourrais y gagner
Ma haine, mais n`espère plus perdre mon amour
Si tu joues ce jeu là tu pourrais y laisser
Du coeur mais ne crois pas gagner d`y être sourd

Tu peux tromper dans l`aube grise
Les doutes de tes pas aux caprices du corps
Tu peux tremper ton indécise
Dans l`encre sans remous d`une vie sans remords

Tu peux sourire et bouche close
Mentir trop pour ne pas te casser trop de dents
Tu peux t`amuser si tu l`ose
A survivre ta vie le regard en dedans

Si tu veux du mystère, tu pourrais y gagner
D`être seul mais n`espère pas perdre tes vautours
Si tu joues ce jeu là, tu pourrais y laisser
Du coeur, mais ne crois pas gagner d`y être sourd

3 juil. 2007

Avec des «On pourrait»






















On pourrait en vouloir à la vie

A nous même
Aux liens qui bâillonnent nos envies
De «je t`aime»

On pourrait se gâcher le plaisir
En souffrant
De n`avoir droit qu`à quelques sourires
Seulement

On pourrait en vouloir à un monde
Dépeuplé
Qui s`en fout, danse, de sens sa ronde
Dénuée

On pourrait apprendre à se blesser
Je suis sûre
Qu`on serait des élèves doués
A l`usure

On pourrait en vouloir à nos coeurs
Qui se grisent
Et nous devancent dès que nos peurs
Lâchent prise

On pourrait laisser pour les béances
Entre-nous
Entrer l`indésirable indécence
Des jaloux

On pourrait ne goûter de nous deux
Qu`amertume
Pour les quelques fragiles aveux
Qu`on inhume

On pourait s`inventer des souffrances
En pâture
A quoi bon, le coeur toujours panse
Ses blessures

Moi j`ai déjà perdu trop de larmes
Et de temps dans des drames
Qui n`en étaient pas
Puisque tes quartiers tu les a pris
Dans mon coeur restes-y
Mais sois une joie

24 juin 2007

Fugue

A ma raison je l`attache
Mais sans façons il s`arrache
Polisson un peu bravache
Il fugue

Il batifole un moment
A l`orée des sentiments
Puis entre se perd et s`en
Affole

Fatigué d`avoir joué
L`étourdi se prend les pieds
Dans toi mon cœur égaré
Il tombe

Il tombe amoureux trop tard
Le soi-disant débrouillard
Ne s`est pas vu fondre, Icare
Il chute

Il dévie, dérive un peu
Plongeur camé car tes yeux
Sont l`opium de l`amoureux
Qui sombre

Mais il n`a pas d`illusions
Il sait que le choc au fond
Est certain. Dans sa prison
Il pleure

Quand il reviendra demain
Des bris de lui plein les mains
Meurtri, fatigué, éteint
Je crois

Qu`a mon cœur ce garnement
J`ouvrirai la porte en grand
Je soignerai patiemment
Ses plaies

Sans doute qu`il grandira
Peut être qu`il sortira
Plus fort et peut être pas
Je sais

Que je le préfère enfant
Fugueur, désobéissant
Libre, un peu fou mais vivant
Mon coeur.